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Témoignage d’un FADA!

Au hasard d’une rencontre, sur un terrain de rugby, vous apprenez que dans un village existe l’envie d’apprendre le rugby. De l’apprendre pour pouvoir l’enseigner aux petits afin de les faire jouer. Si ce village se situe dans le sud-ouest de la France, vous vous direz sûrement que cette histoire n’est pas celle d’un FADA, et qu’elle n’est pas très originale. Cependant, ce village se situe dans une culture bien éloignée du rugby : le Maroc

Et c’est là que cette histoire de FADA prend naissance. Les marocains veulent jouer au rugby. Une question se pose pour nos amis marocains : mais comment faire pour apprendre un sport qui se pratique bien loin de ce village ? La réponse c’est Toulouse…et Pierre et Pyton, deux FADA devant l’éternel, passionnés de rugby et qui veulent s’en servir pour faire jouer les enfants du monde entier.

C’est parti !… Une dizaine d’éducateurs français et une vingtaine de marocains vont partager des moments inoubliables. Les marocains accueillent leurs hôtes comme des rois. Toute la vie de la maison où vous dormez tourne autour de vous, les repas sont des moments où vous avez le sentiment que cette famille, c’est la vôtre. Les choses simples de la vie comme se laver deviennent un moment de réflexion. Se doucher au robinet avec un bec verseur devient un casse-tête.

Vous découvrez aussi une région magnifique qu’est le Moyen-Atlas. Des contrées immenses qui ne demandent qu’à être admirées et qui vous offrent un sentiment de liberté incomparable. Des veillées sous un toit d’étoiles au bord du feu à écouter les chants et les djembés. On en oublierait même que vous êtes là pour faire quelque chose qui vous anime : faire jouer les enfants.

Tout commence par le rugby de rue. Un ballon, quatre plots et vous partez chercher les enfants dans la rue, à moins que ce ne soit eux qui vous cherchent… deux ou trois passes et le ballon remplace la parole et tisse des liens. Là, vous remontez au terrain (en terre battue) et vous êtes devant un spectacle magnifique. une centaine d’enfants qui courent et s’amusent.

Il y a aussi les temps de formation d’éducateurs… allez expliquer votre savoir avec la barrière de la langue ! Car on vous comprend, pas trop, mais pour ne pas vous vexer, on ne vous le dit pas. Et quand vous parlez, une voix dans votre tête vous fait frissonner. Vous vous dites qu’être éducateur au final, c’est transmettre un bout de votre passion, un bout de votre vie.

Quand vient le départ… Vous réalisez seulement ce qui s’est passé. Après une nuit à rigoler, échanger, chanter, faire le bilan du séjour, vous voyez un soleil magnifique se lever sur la place du village. Des accolades interminables où les sourires cachent la peine. Le retour à l’aéroport se fait dans la tradition marocaine : 7 dans un taxi avec une musique qui tourne en boucle.

Vous êtes tellement heureux que cela ne vous dérangerait même pas de louper l’avion… au retour vous n’êtes plus qu’un éducateur ordinaire, vous êtes changé.

Yannick Roux

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