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Qui est Christophe Vindis, le réalisateur de « La jeune fille et le ballon ovale » ?

Galilée l’a pourtant certifiée ronde. Lui la voit définitivement ovale. Pour ravaler sa frustration de n’avoir pu tâter les pelouses à un haut niveau, Christophe Vindis, né à Agen, parcourt la Terre, porté par sa passion pour le ballon ovale. Globe-trotter, réalisateur engagé, il a promené sa caméra sur les terres mythiques du rugby. Des hakas de Nouvelle-Zélande aux mines du Pays de Galles en passant par les déchirures de l’Irlande sans oublier l’Australie, l’Afrique du Sud et les cartoneros de Buenos Aires ou les jeunes filles de Madagascar, il offre toujours une autre vision du rugby. Plus sociale, plus humaine. Mais son travail ne s’arrête pas seulement à ausculter le sport et ses ressorts ; tous ses films (Nougaro, à tombeau ouvert et à guichet fermé, Celui qui croyait, Jour de grève…) racontent des histoires d’humanité.

Le contexte, le thème et la magie du rugby solidaire l’ont poussé dans une nouvelle aventure qui fait écho à ses précédentes réalisations. Il raconte :

« À travers son personnage féminin principal, ce film est une fable moderne, un conte initiatique qui parle de condition humaine et d’émancipation. Depuis quinze ans, je parcours le monde ovale pour raconter mon histoire du rugby. Rien de prétentieux, juste le désir de donner un regard plus sociologique sur ce sport. Déjà une dizaine de films composent ce que certains ont qualifié de collection, en lui donnant un nom, « Du rugby et des hommes ».

Naturellement, ce nouveau film s’inscrit dans la lignée des précédents. Mais il aura une place particulière, parce que s’il répond à une exigence récurrente, comment parler de rugby en sortant volontairement de la problématique strictement sportive pour se pencher sur des réalités culturelles, sociales voire économiques, il inaugurera un nouveau chapitre de mon travail, que l’on pourrait intituler « Du rugby et des femmes ».

Parce que dépasser sa condition de femme en pratiquant le rugby n’a rien de commun à Madagascar, raconter en images et en sons l’aventure de Marcelia est vite devenu pour moi une évidence.

La figure de Marcelia est forte parce qu’elle porte en elle le combat du dépassement de sa condition de personne que l’on soumet du simple fait qu’elle est une femme mais aussi parce qu’elle appartient à une communauté pauvre et méprisée. Alors je conçois ce film comme une digue, une barricade. Quand je me penche sur l’histoire de Marcelia, elle entre forcément en résonance avec l’actualité récente, dénonçant l’inégalité de traitement et les violences faites aux femmes. C’est une cause universelle qui est loin d’être gagnée, qu’il faut défendre encore et toujours et à tous les niveaux de la société, et en commençant par l’éducation. » 

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