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[Madagascar] Salary Bay partenaire Terres en Mêlées : Un pari ambitieux

Sud-Ouest Madagascar Côte Saphir

L’aventure qui lie Terres en Mêlées et Salary Bay débute en 2014. Il y a maintenant 4 ans Pierre Gony, fondateur de l’association Terres en Mêlées, organise le premier Raid Fada pour implanter le rugby sur une terre inconnue. Précurseur du rugby sur la Côte Saphir, les jeunes découvrent le ballon ovale pour la première fois. Un objectif, utiliser le rugby comme vecteur de développement et d’éducation. Le rugby ouvre des portes pour les enfants à travers une mobilité sociale et une émancipation des filles. Avec l’aide précieuse de Michèle Cotsoyannis, gérante du Lodge Salary Bay et fondatrice de l’association les Enfants de Salary Bay, le pari est réussi. De nombreux volontaires et éducateurs sportifs auront consolidé l’édifice du Rugby Solidaire à Salary Bay. Pour en citer quelques-uns : Louis Tosoni, Julien Matera, Angèle, Mandela, Olivia, Tina ou encore Mailys. Tous seront intervenus sur place à l’école primaire (ci-dessous) qui réunit près de 150 élèves dont la plupart sont au cœur du projet Terres en Mêlées.

L’année dernière, en 2017, à l’occasion du premier Championnat National de Rugby Scolaire, un deuxième Raid Fada d’une vingtaine de joueurs et de membres de l’association sont venus mettre en avant l’évolution de chaque Rugby Academy, notamment sur la Côte Saphir. Les progrès sont flagrants. De plus, en partenariat avec Salary Diving et de Fred, moniteur de plongé hors pair, de nombreuses virées en mer ont pu être organisées.

Alexandre Flanquart, deuxième ligne du Stade Français, joueur du XV de France et Ambassadeur de Terres en Mêlées, a été en tournée sur les différentes Rugby Academy de la Côte Saphir. Avec l’équipe et les volontaires Terres en Mêlées sur place, il a supervisé les entraînements des 10 joueurs de Salary Bay sélectionnés pour la deuxième édition du Championnat national du Rugby Scolaire qui a débuté le 15 juin à Tulear. De la grande ville de Tulear en passant par Salary Bay et Mikea Lodge,
Alexandre et sa compagne Julie viennent mettre un coup de projecteur sur cette contrée reculée de la Grande Ile pour promouvoir l’engagement, la solidarité, les échanges interculturels et l’éducation au développement.

Interview de Michèle Cotsoyannis

Au vu d’une collaboration encore plus poussée avec Terres en Mêlées comment cela sera bénéfique pour les enfants de Salary Bay ?

Dans un premier temps il faudrait un éducateur à plein temps, cela faciliterait considérablement la rigueur et la progression des joueurs, du moins pendant les périodes scolaires. Mailys qui avait encadré l’équipe de rugby sur une durée prolongée avait permis de constater la nette évolution du niveau et de l’implication des jeunes. Son implication en période extra-scolaires (juillet-août) avait été d’autant plus bénéfique. En effet, les enfants ici ont beaucoup de temps libre et ils sont trop jeunes pour aller pêcher.

Il y a un gros potentiel rugbystique à Salary Bay, notamment chez les plus jeunes de 8-9 ans car les enfants plus âgés sont sur le départ. Les enfants sont très motivés et sont prêts à recevoir des formations théoriques et des interventions de sensibilisation, sur l’environnement par exemple. N’oublions pas que les entrainements, souvent mixtes, placent l’égalité homme-femme à l’ordre du jour et développent l’émancipation des jeunes filles de jour en jour.  L’idéal serait de créer une version sport étude pour les enfants ici, ce qui serait totalement à portée de main. Les enfants n’attendent que ça !

Constatez-vous des évolutions au niveau de l’assiduité scolaire et de la cohésion entre les élèves avec les entrainements de rugby ?

L’engouement des élèves autour du rugby est clair et net. L’absence de cours d’EPS et d’activités extra-scolaires font que les jeunes sont très enclins lorsqu’il s’agit de jouer au rugby. Lorsqu’il y avait des éducateurs français cela leur donnait la possibilité d’avoir un interlocuteur en français et de progresser. Concernant la cohésion nul doute, le rugby est extrêmement fédérateur et c’est fascinant de le constater.

Seriez-vous encline à organiser des futures rencontres sportives avec les équipes de la Côte Saphir et continuer à utiliser le rugby comme vecteur d’éducation ?

Totalement, nous n’attendons que ça ! Sur la piste d’atterrissage à proximité de l’école, nous avons déjà accueilli 3 rencontres sportives avec Tulear, Antsepoka et les filles Mikea Lodge. Cette piste d’atterrissage est un lieu idéal pour de futures tournois ou de simple matchs amicaux. Nous disposons également à l’école d’une salle de classe exclusivement destinée au stockage de matériel rugby. À nous d’exploiter ce potentiel et de pousser l’aventure plus loin !

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